Le revenu récurrent est un revenu qui se répète selon un calendrier prévisible, généralement issu d'abonnements ou de contrats de service. Il est rapporté mensuellement sous forme de MRR (revenu récurrent mensuel) ou annuellement sous forme d'ARR (revenu récurrent annuel). Les ventes uniques, les frais de mise en place et les projets de conseil isolés ne comptent pas, parce qu'ils ne se répètent pas d'eux-mêmes.
Les investisseurs valorisent le revenu récurrent plus que le revenu ponctuel parce qu'il est plus facile à prévoir. Un plan d'affaires généré pour une entreprise par abonnement rapporte le MRR dans la section financière au lieu d'un seul chiffre de revenu global.
Calcule le MRR comme la somme de ce que paient tous les clients actifs par mois. Un exemple : 340 clients sur un forfait à 29 € et 45 clients sur un forfait à 99 €. Cela fait 9 860 € plus 4 455 €, donc le MRR est de 14 315 €. L'ARR est de 14 315 € fois 12, soit 171 780 €.
Les contrats annuels doivent être normalisés. Un client qui paie 960 € en une fois pour douze mois ajoute 80 € au MRR, pas 960 €. Sinon, ton graphique montre un pic en janvier et un effondrement en février qui n'a rien à voir avec ton activité.
Deux autres erreurs. D'abord, les fondateurs comptent les inscriptions au lieu des clients payants. Un essai gratuit n'est pas du MRR tant que l'argent ne bouge pas. Ensuite, ils mélangent du revenu ponctuel dans le chiffre. Des frais de mise en place de 5 000 € sont un revenu réel, mais les inclure dans le MRR surestime ton ARR de 60 000 €.
Suis le MRR net nouveau chaque mois : nouveaux clients plus montées en gamme, moins descentes en gamme, moins résiliations. Cette seule ligne montre si l'entreprise grandit en profondeur. Le MRR total peut monter alors que la tendance est mauvaise, si quelques grosses inscriptions cachent de nombreuses petites résiliations.
